Article rédigé sur la base de la communication de Charles-Henri Vigouroux du Collectif Bois Noirs.

Le Collectif Bois Noirs suit au plus près la gestion de l’ancienne mine d’uranium de Saint-Priest-la-Prugne depuis sa fermeture en 1980 (mine appelée « Bois Noirs Limouzat » à 40 km de Roanne). Le Collectif exerce une veille permanente et dénonce les anomalies qu’il détecte. Il est membre de la CSS (Commission de Suivi de Site) présidée par le sous-préfet de Roanne.
Actuellement un important projet de modification du stockage des résidus radioactifs (1,3 million de tonnes, sur 18 hectares) est en consultation publique car l’État a mis Orano en demeure d’adapter le site au changement climatique (manque d’eau en été, pluies diluviennes à d’autres périodes, les deux ayant déjà provoqué des pollutions radioactives inquiétantes depuis 2020).

Ce chantier très complexe est risqué, sans précédent en France : la sortie de la radioactivité émise par les résidus est jusqu’à présent largement diminuée par une couche d’eau de 2 m d’épaisseur, il s’agit de la remplacer par une couche minérale de plus de 5 m d’épaisseur. L’eau radioactive devra être traitée et les résidus ne devront jamais être à l’air libre pendant les travaux dont la durée prévue est au minimum 5 ans.

Le Collectif estime que la protection des travailleurs et des habitants des hameaux et villages voisins n’est pas traitée sérieusement. D’autres points aussi nous posent problème, mais celui-ci étant primordial, nous avons mis en ligne une pétition pour obtenir un suivi de la teneur de radon dans l’air par des experts indépendants d’Orano : avant, pendant et après, sur le site et dans les zones habitées (le radon est un gaz radioactif inodore et incolore qui se mélange à l’air).

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