Que faisons-nous ?
Eau
De quelle eau parlons-nous ?
Eau du milieu naturel
- eaux de surface (rivières et leur bassin versant, plans d’eau, zones humides, marais, etc.)
- eaux souterraines (eaux de nappes dont les nappes phréatiques, nappes alluviales).
- précipitations (pluie, grêle, neige, etc.)
Toutes ces eaux forment un cycle dynamique. Elles sont reliées entre elles – par exemple, l’eau des nappes et des zones humides s’écoulent et interagissent avec le milieu aquatique de surface (avec un écoulement qui s’inverse selon les saisons).
Eau prélevée dans le milieu naturel par l’homme : le petit cycle de l’eau.
L’eau pompée dans le milieu naturel pour l’activité humaine est acheminée vers une usine de potabilisation. Une fois rendue potable, elle est chlorée avant d’être transportée pour être stockée dans des châteaux d’eau puis distribuée en gravitaire via le réseau de canalisations d’eau potable qui quadrille le pays vers les habitations, les zones agricoles, les sites industriels – pour la consommation des foyers, des établissements publics, pour l’arrosage agricole, les entreprises et industries de production, dont les élevages d’animaux.
L’eau usée est renvoyée via le réseau d’eaux usées (tout à l’égout) vers des stations d’épuration pour être traitée avant d’être rejetée dans le milieu naturel (AC : assainissement collectif). Exception faite pour les habitations ou établissements autonomes dans le traitement de leurs eaux usées (ANC : assainissement non collectif) qui dépolluent et rejettent leurs eaux dans un environnement immédiat mais éloigné de tout point d’eau (puits, rivière, …).
En ce qui concerne les eaux de pluie,
- en milieu naturel, elles s’infiltrent vers les nappes (sol perméable) ou ruissellent vers les eaux de surface (sol plus ou moins imperméable).
- en milieu urbain, et sur toute surface imperméabilisée (toitures, trottoirs, bitume…), elle va ruisseler en se chargeant de polluants.
Les eaux de ruissellement en milieu urbain sont prélevées pour être traitées séparément avant d’être rejetées dans le milieu naturel (réseau séparatif), ou se déversent dans le même réseau que les eaux usées (réseau unitaire). Ce dernier cas de figure pose le problème de montée en charge brutale au niveau des stations d’épuration en cas de fortes précipitations (pics de pollutions des effluents rejetés).
Organigramme de la législation de la gestion de l’eau en France – Exemple du bassin de la Sèvre nantaise.
Pour aller plus loin :
- Agence de l’Eau Loire-Bretagne : https://agence.eau-loire-bretagne.fr/home.html
- EPTB / CLE / SAGE : www.sevre-nantaise.com
- OFB 44 (Office Français de la Biodiversité) : https://ofb.gouv.fr/pays-de-la-loire
- L’organisme d’État chargé de la police de l’eau : DDTM (Direction Départementale des territoires et de la mer)
Actions menées par Moine et Sèvre pour l’Avenir
Veille
Sur invitation de la préfecture, l’association participe depuis 2013 à la CSS (Commission de suivi du site) de l’Ecarpière qui se réunit une fois par an à la mairie de Gétigné. Y sont notamment représentés : la préfecture de Loire-Atlantique, l’ASNR (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection), la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), les élus locaux, Orano (exploitant du site). Elle porte une attention particulière au suivi des résultats du bilan environnemental annuel d’Orano, notamment en matière de rejets d’effluents radioactifs dans les eaux de la Moine. Pour rappel, il a été donné par l’État la responsabilité de prélever et d’analyser la qualité de l’eau rejetée en milieu naturel à l’entreprise privée qui a exploité la mine des années durant. La présence de l’association à cette commission est essentielle pour veiller à dénoncer toute anomalie sur les résultats présentés par Orano, des arrêtés préfectoraux imposant le respect de normes chiffrées à l’exploitant.
Pour cela, l’association collabore étroitement avec la CRIIRAD, laboratoire d’analyses indépendant (voir page Nos Partenaires), pour le suivi de la radioactivité dans la Moine. Elle a engagé plusieurs campagnes d’analyses contradictoires aux données d’Orano à différentes périodes (voir conclusion et onglets ci-dessous) :
Contrôles radiologiques sur des eaux et sédiments dans l’environnement de l’ancien site d’extraction d’uranium Orano de l’Écarpière. Extrait des conclusions page 7 : « En 2015 […] une importante contamination radiologique avait été constatée dans les eaux […] et les sédiments […] en bordure de la rivière Moine ». D’après sa présentation synthétique lors de la CSS en 2017, AREVA/Orano concluait « pas d’impact sur la rivière Moine », ce qui est faux.
Ancien site d’extraction d’uranium Orano de L’Écarpière : des eaux et sédiments toujours contaminés.
Autres actions
Plaintes
2021 : dépôt de plainte collective (avec d’autres associations locales de défense de l’environnement) contre X à l’encontre d’une pollution par les cyanobactéries des rivières Moine et Sèvre nantaise.
2023 : dépôt de plainte contre X suite à une pollution aux fongicides du ruisseau du Ligneau à Gétigné.
Action de communication
Mars 2026 : Participation à la soirée d’information et d’échanges sur l’eau organisée par l’association Natur’Avenir de Cugand (85)
Rectificatif relatif à la Commission de Suivi du 3 février 2026
Objet : Origine de l’assèchement des puits des villages à proximité de la mine d’extraction :
Conclusion de l’expertise réalisée en 1958 par l’ingénieur géologue agréé par la Préfecture de Loire-Atlantique (p16) :
« […] Aussi avons-nous l’honneur de faire savoir à M. le Maire de Gétigné que nous considérons que le Commissariat à l’Energie Atomique nous paraît responsable des assèchements constatés dans les villages des Forges, la Braudière, Haute Gente, la Monnerie, la Drouetterie, la Montalaise, l’Ourière, la Charrie, la Sutellerie, Recouvrance, la Tintinerie, la Fournerie, la Grande Gagnerie, la Turlière, les Landes et la Foulandière. »
Ces conclusions confirment ce qu’à toujours défendu l’association, à savoir que l’eau des puits est bien reliée à la circulation de l’eau dans les galeries d’exploitation de l’uranium, contrairement à ce qu’affirment en permanence les responsables d’Orano.
Projet
Participation à un collectif associatif local devant agir sur la thématique ‘Pesticides’.
