Qui sommes-nous ?

Notre histoire

Créée en 1991 face à l’annonce de l’importation de résidus radioactifs, Moine et Sèvre pour l’Avenir s’est engagée depuis plus de trois décennies dans la protection de l’environnement et la lutte contre les dangers liés aux anciennes exploitations minières d’uranium. Grâce à des mobilisations citoyennes, des actions auprès des autorités et une vigilance constante, elle a obtenu de nombreuses avancées, comme l’interdiction d’importation de nouveaux déchets, une meilleure gestion des sites contaminés et des garanties pour des projets énergétiques respectueux de l’environnement. Son travail illustre son rôle central dans la défense de la santé publique et la préservation des territoires locaux.

Site de l'Ecarpière

© L’uranium Vendée, ed. Lieux Dits

Découverte des gisements d’uranium (1951)

1951 : un gisement d’uranium est découvert à l’Ecarpière à Gétigné. Un autre à Gorges, au Chardon (lieu de l’actuelle mine). 

© L’uranium Vendée, ed. Lieux Dits

Création et mobilisations initiales (1991-1995)

Mars 1991 : L’association “Moine et Sèvre pour l’Avenir” voit le jour à la suite de l’annonce d’un projet d’importation de résidus radioactifs de Thorium 232, provenant de l’entreprise Rhône-Poulenc à La Rochelle. Cette information, révélée dans la presse, provoque une vive réaction locale. Des manifestations semi-hebdomadaires sont organisées pour dénoncer ce projet.

Grâce à une mobilisation citoyenne et à l’appui d’études réalisées par la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité), les déchets radioactifs sont finalement transférés vers Cadarache. Cette victoire marque les premiers succès de l’association.

1992 : L’association fait stopper la dissémination des stériles radioactifs, véritable scandale sanitaire.

Article Presse 22 octobre 1994

1994 : L’usine SIMO, liée à l’exploitation de l’uranium dans la région, est démolie. Ses débris, radioactifs, sont stockés dans des conditions spécifiques pour limiter les risques (couches de sable radioactif, pierres, terre végétale, etc).

1995 : L’association participe activement à la rédaction d’un arrêté préfectoral qui interdit l’apport de nouveaux déchets extérieurs sur le site. Elle veille à ce que seuls les déchets issus de l’exploitation locale de l’uranium soient entreposés.

1996 : La réhabilitation suite à l’arrêté préfectoral de 1995 est terminée pas la COGEMA à la fin de l’année.

Engagement constant et vigilance accrue (1995-2010)

Participation aux commissions de suivi : Dès les années 1990, l’association s’implique dans les Commissions Locales d’Information (CLI) et les Commissions de Suivi des Sites (CSS). Elle joue un rôle de vigie pour surveiller la gestion des déchets radioactifs et leur impact sur l’environnement.

2008-2009 : L’association s’oppose fermement à un projet visant à utiliser des déchets radioactifs comme remblais pour des infrastructures routières. Grâce à son intervention et au soutien de la CRIIRAD, le projet est abandonné après une enquête publique.

Défis environnementaux et projets énergétiques (2010-2020)

2015 : Un projet de deuxième centrale photovoltaïque sur l’étang de stockage des résidus radioactifs est présenté. L’association, bien qu’initialement favorable aux projets solaires, s’oppose fermement à ce plan en raison des risques pour la stabilité des sols et de la couverture des déchets. Elle propose des alternatives pour garantir la sécurité.

2016-2019 : Plusieurs incidents liés à la gestion des sites sont signalés. L’association alerte sur des manquements, notamment dans le suivi des sols contaminés et la transparence des données transmises aux populations locales.

2020 : Un incendie majeur sur le site photovoltaïque existant met en évidence des lacunes dans l’entretien des installations. L’association interpelle les autorités et demande des mesures correctives pour éviter la répétition de tels événements.

Une action renforcée pour la transparence et la durabilité (2021-2024)

2021 : Après de nombreuses discussions, l’association obtient que la deuxième centrale photovoltaïque soit construite sans affouillement des sols, pour protéger les couches recouvrant les résidus radioactifs. Les travaux démarrent, mais dans des conditions plus strictes pour garantir la sécurité.

2022 : La CRIIRAD réalise des analyses d’eau autour des sites contaminés, révélant des anomalies inquiétantes. L’association insiste pour que des mesures correctives soient rapidement mises en place.

2023 : L’association continue de dénoncer les risques liés à la banalisation des anciens sites miniers, notamment en matière de radiotoxicité et de gestion à long terme. Elle souligne l’importance de maintenir la mémoire de ces sites pour éviter des conséquences graves pour les générations futures.

2024 : Une victoire est obtenue avec l’engagement d’Orano à réaliser des contrôles croisés par un laboratoire indépendant, une revendication portée depuis des années. Une étude radiologique sur trois ans est également lancée pour évaluer l’impact environnemental et sanitaire des sites.

Un rôle clé dans la préservation environnementale

Depuis sa création, l’association “Moine et Sèvre” a œuvré sans relâche pour protéger les populations locales et l’environnement face aux dangers liés aux déchets radioactifs et aux anciennes exploitations minières. Elle a su combiner actions militantes, participation à des instances officielles et propositions constructives pour influencer les décisions et assurer une gestion responsable de ces sites sensibles.

Ses engagements incluent :

La lutte pour la transparence dans la gestion des déchets radioactifs.

La défense de solutions durables pour la transition énergétique.

La sensibilisation des populations locales et des élus aux risques environnementaux.

2023 : L’association continue de dénoncer les risques liés à la banalisation des anciens sites miniers, notamment en matière de radiotoxicité et de gestion à long terme. Elle souligne l’importance de maintenir la mémoire de ces sites pour éviter des conséquences graves pour les générations futures.

2024 : Une victoire est obtenue avec l’engagement d’Orano à réaliser des contrôles croisés par un laboratoire indépendant, une revendication portée depuis des années.

Une étude radiologique sur trois ans est également lancée pas l’ASNR pour évaluer l’impact environnemental et sanitaire des sites sur les populations.